La recrudescence de l’extrême droite se fait sentir partout dans le monde. Elle se ressent sur les réseaux sociaux, dans la politique et dans les médias d’information. La presse tente de reprendre le règne avec des méthodes peu orthodoxes, mais nécessaires, comme le dark web.
Les dirigeants et dirigeantes d’extrême droite font pression sur les médias, que ce soit en Italie avec Giorgia Meloni, en Hongrie avec Viktor Orbán, ou aux États-Unis avec Donald Trump. Les élections au pouvoir de ces leaders ont fait en sorte que la liberté de la presse en a pris un coup. Il est donc normal, pour nous, jeunes journalistes, de se demander : comment la presse peut-elle contourner les pressions politiques des individus ou des gouvernements ?
Censure contre le dark web
Certaines plateformes se tournent vers d’autres médiums pour recueillir de l’information à travers le monde. En effet, le site Reporters sans frontières, qui recueille de nombreux témoignages à travers le monde, a une plateforme sur le web clandestin, faisant en sorte que les personnes « prisonnières » d’un régime totalitaire qui surveille l’accès au web peuvent quand même diffuser de l’information aux journalistes à travers le monde.
Depuis le commencement de la guerre en Ukraine, de nombreux médias, tels que la BBC, le New York Times et la Deutsche Welle, ont joint TOR, une plateforme sur le web clandestin qui ne dévoile ni l’identité ni la localisation des utilisateurs pour contrer la censure. Ainsi, les habitant(e)s de la Russie peuvent s’informer sans les barrières de la propagande du Kremlin. Facebook et le réseau X se retrouvent aussi sur TOR dans un but d’empêcher la censure. Ces initiatives sont des bouées de secours pour le journalisme.
À un moment où il y a la guerre au Moyen-Orient, où la Russie continue ses attaques sur l’Ukraine, où les médias américains n’ont pas le choix de se plier à la censure de la Maison-Blanche, il est de plus en plus vital pour les médias d’avoir accès à des témoignages et à la vérité.
Lueur d’espoir
Propublica est un média de journalisme d’investigation en ligne. Il a lancé une plateforme sur le dark web en 2020 à la suite de la publication d’un reportage sur la propagande du gouvernement chinois lors de la pandémie de COVID-19.
Il est aussi pertinent de mentionner qu’il s’agit d’une plateforme indépendante à but non lucratif, qui a pour objectif de préserver le journalisme d’enquête, car de nombreux médias ne peuvent pas se permettre d'investir dans de nouvelles technologies. Un autre enjeu qui vient avec la crise des médias.
Malgré la montée de la droite et de la censure à travers le monde, nous pensons tout de même que le journalisme et la presse permettent de faire changer les choses. Une petite nouvelle, aussi minime soit-elle, peut faire changer le courant de l’histoire.